Marie-France Muel, ou le corps traversé

Le corps est plus transparent et plus fin qu'un regard. Il n'existe qu'en pur passage, au bord ultime de sa disparition... Miroir de peinture qui n'en finit pas de disparaître dans l'insondable de la peinture.

Le corps peint est une trace infime que traversent d'autres traces. L'art intime infiniment de Marie-France Muel atteint les voies extrêmes du presque rien, quand l'univers étreint les sillages et les échos de la peau.

Rien ne peut effacer la fragilité, car l'insondable est son domaine.


Christian Noorbergen
Conférencier, philosophe et Critique d'art